Écouter son cœur… en pratique.

Combien fus-je surpris, lorsqu’au début de mon expérience professionnelle, un jeune homme répondit à mes conseils : « Mon cœur, mon cœur, quand je l’écoute, il fait juste boum boum boum… »

Il est bon de revenir sur les définitions. Pour un chaman, le cœur signifie : « centre », non seulement l’organe, mais aussi un lieu de rencontres, du corps et de l’âme, du ciel et de la terre, du féminin et du masculin…

En médecine traditionnelle chinoise, c’est l’empereur, le fils du ciel, celui qui relie le visible à l’invisible. D’autres maîtres en parlent comme le lien avec la conscience-vérité.

Dès lors, comment entrer en contact avec ce centre, concrètement ? Comment esquiver les deux imposteurs, nos pensées et nos émotions, qui veulent se faire passer pour le roi ?

La vie nous propose au moins deux choix, le haut et le bas. Pour se porter vers le ciel, on peut pratiquer la méditation, la prière. Il s’agit de se donner. L’ego (mental, émotionnel) abandonne ses désirs de pouvoir, de contrôle et nous pouvons contacter l’âme en direct pour nous conseiller.

Nous pouvons aller dans la sensation du corps physique. Lui aussi, tout comme l’âme, ne sait pas mentir. Il nous suffit de diriger notre attention sur la poitrine et, tout en gardant cette attention, proposer les différentes alternatives. Une inspiration bonne pour nous va s’accompagner d’un ressenti de dilatation, d’ouverture, de bien-être… alors qu’une option négative va engendrer un resserrement, un léger malaise.

Cela est aussi simple que cela, se mettre à l’écoute de notre cœur. Nous savons tous, au fond, ce qui est bon pour nous. L’ennui bien sûr, c’est de se donner le temps, et, souvent par la suite, les deux menteurs reviennent, cherchant à redevenir califes à la place du calife… Mais ça, c’est une autre histoire…


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